J'ai lu L'innocence de Brian DELEEUW

Luke a six lorsqu'il rencontre son ami Daniel à Central Park. Daniel n'est pas un ami comme les autres, il est du genre à faire le vide autour de Luke pour se nourrir de son malheur. Malheureusement, la mère de Luke, en instance de divorce n'a guère le temps de s'occuper de son fils et de son ami.

Plus tard, il fut vital pour Luke de se défaire de cette amitié.

Mais douze ans plus tard, Daniel réapparait...jusqu'à l'explosion finale.

 

Ca, c'est pour le résumé. Par contre, j'en suis désolé, mais je vais devoir spoiler ci-dessous si je veux parler un tant soit peu du livre... Je n'aime pas ça, mais en même temps, mon commentaire retombera comme un soufflé comme le livre.

 

En effet, au début du roman, j'ai tout de suite senti le subterfuge... à moins qu'en fait c'était tellement gros que le lecteur ne pouvait pas ne pas passer à côté... Mais comme je ne sais pas et que la quatrième de couverture laisse penser à un gros suspense.... je pense tout simplement que le suspense tombe un peu à l'eau.

 

Bref, l'ami de Luke est-il vraiment un ami ? On se rend compte assez vite et s'est vérifié dans la scène où la mère veut faire entrer Daniel dans un petit espace du coffre de la voiture lors de leur déménagement.... que Daniel est en fait un ami imaginaire de Luke.

Voilà, c'est dit. 

Mais en même temps, je m'attendais à un gros suspense et j'ai été un peu beaucoup déçue. Au début, je me suis effectivement demandée si Daniel n'était pas un genre d'ami imaginaire, ça m'avait beaucoup effleuré l'esprit. Mais je me suis dit que l'auteur aura bien arrangé l'histoire pour nous faire croire à un "vrai ami" jusqu'au bout... ben en fait, non (quel ami resterai chez nous le soir sans en avertir ses parents ?). Je crois que sur ce coup là, il s'est vraiment loupé.

D'autant plus qu'à la fin, l'auteur met les petits plats dans les grands pour nous révéler la véritable indentité de Daniel, de la mère de Luke (que l'on avait bien remarqué aussi très tôt qu'elle souffrait du même mal) mais que l'effet fait flop. Ben oui, faut être idiot pour ne pas l'avoir vu avant.

Mis à part cette déception, L'innocence est donc un roman sympa à lire, avec des schizophrénies en veux-tu en voilà. Un roman psychologique, donc.

Intéressant, mais pas du tout conforme au quatrième de couverture qui en trompera plus d'un, je pense.

 

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